| |
La critica
Franz Schubert:
Symphonie n° 3, D. 200 - Wanderer-Fantasie, D. 760 (adaptation Franz Liszt)
Jean Sibelius: Symphonie n° 2, opus 43
Théâtre des Champs-Elysées - 26 mai 2011
Orchestre national de France, Manlio Benzi (direction), Peter Roesel (piano)
Petite surprise à la tête du National: Manlio Benzi remplaçait Kurt Masur, au pied levé. Son nom n'est pas familier au public français, les parisiens le découvriront la saison prochaine pour Orphée et Eurydice (version dansée) à Garnier. Son approche de la modeste 3e de Schubert permet de se faire une idée prometteuse de ce qui nous attend en 2012. La ligne thématique est rigoureuse et bien menée n'hésitant pas à souligner ci et là le timbre laiteux de la clarinette ou les traits des cordes. Les attaques marquées du corps et de l'épaule par Sarah Nemtanu traduisent une certaine nervosité et sans doute un nombre insuffisant de répétitions. Cette nervosité se dissipe progressivement au cours de l'allegretto; le trio est parfaitement conduit, le chef piaffant même du talon pour le faire avancer et marquer exagérément la levée sur le troisième temps. Le finale court sans haleter, libérant la belle énergie circulaire du thème. La lecture est ici plus énergique que narrative, sans les mystères et les faux-semblants que propose la partition.
Une bizarrerie pour enchaîner: La Wanderer-Fantaisie oserait-on dire remixée par Franz Liszt pour en faire ressortir l'élément virtuose le plus superficiel et décoratif. Dans cette pièce déjà assez indigeste dans sa version pour piano seul, il n'est pas certain que l'ajout de roucoulades à la flute pour doubler les figures à la main droite soit du meilleur effet. On pense en particulier au saccage en fausse stéréo de bons enregistrements mono. Certains fragments de phrases sont subitement confisqués au soliste, Liszt n'hésitant pas à faire basculer tout l'intérêt de la pièce (dialogues, thèmes etc.) à la partie d'orchestre tandis que le piano triture dans le grave un fouillis de notes sans intérêt. La chose est d'autant plus regrettable que Peter Roesel est un bon, un excellent pianiste au demeurant. Jamais démonstratif mais concentré sur une belle palette de sons malgré la masse de l'orchestre qui l'écrase un peu quand il devient un peu trop virtuose. La partie soliste qui sert de cadence est très ennuyeuse, doublée d'un solo de violoncelle très kitsch obligeant le piano à dévider des guirlandes d'arpèges. En bis, un bon et robuste 2e impromptu D.935 de Schubert, avec des plans sonores très clairs, plus proches de l'affirmation que du murmure.
Remplaçant la Méphisto-Valse et Les Préludes de Liszt prévus à l'origine, c'est avec la plus italienne des symphonies de Sibelius (la deuxième) que se concluait la soirée. Le National impressionne d'emblée par une belle intensité du discours et un rebond admirable des cordes. Les changements d'atmosphères sont parfaitement réussis, même si les interventions de la petite harmonie auraient mérité d'être plus incisives et goguenardes. L'andante sur fond de pizzicatos développe une couleur dramatique bien caractérisée. L'engagement de François Desforges aux timbales force l'admiration. Les cuivres par contraste, semblent manquer de raucité et d'investissement. Le vivacissimo est d'une précision redoutable, idéal pour lancer le ressac du thème dialogué entre cordes et hautbois solo rustique. Le lyrisme du final tend davantage vers Puccini que vers le grand modèle avoué, Tchaïkovski. On admire au passage ces bruissements de la forêt joués sul tasto et démontrant à ceux qui en doutaient que l'orchestre est capable de dominer un répertoire insuffisamment fréquenté sous nos latitudes.
......................................................................
MACBETH (Semperoper Dresden)
www.klassik.com - 14 ottobre 2008
Kritik von Boris Michael Gruhl
Am Freitag schien die Sonne wieder. Als sie in Dresden über der
Stadt untergegangen war ging sie in der Semperoper auf. Verdis
?Macbeth?, seit fast drei Jahren im Repertoire, steht so oft nicht
im Programm. Auch in dieser Saison sind nur drei Aufführungen
angesetzt. Am 1. und 4. Oktober geht das blutige Politspektakel in
der noch immer sehenswerten Inszenierung von Philipp Himmelmann
wieder über die Dresdner Opernbühne.
Zur Premiere stand Daniele Gatti am Pult der Staatskapelle und
setzte entscheidende musikalische Akzente. Jetzt steht zum ersten
Mal Manlio Benzi vor dem Orchester, ein Schüler Gattis, und er macht
seinem Lehrer alle Ehre. Benzi treibt das Drama voran, lässt die
melodischen Fluten immer wieder anschwellen. Kein Halten. Diese Welt
ist aus den Fugen. Es entblößt sich ein Mechanismus, der zum
Alptraum wird. Wer sich in diesen Mechanismus begibt, wer ihn
betätigt ? was heißt, wer zum Dolch greift und den Mord als legitime
Aufstiegschance begreift ? wird von diesem Mechanismus zermalmt und
watet am Ende durch einen Alptraum, in dem das Blut der anderen bis
an die Kehle steigt, bevor man im eigenen Blut ersäuft.
Ja, mitunter lässt Benzi auch mordsmäßig kräftig aufspielen, aber
selten auch hat man so viel Feines und Zartes vernommen, so viele
leise Passagen der Streicher, so betörenden Gesang des Orchesters.
Aber undurchsichtig wie das Stück ist die Musik, wohin führt der
verführerische Ton, was erkennt, was sieht der Mörder wirklich? Die
grausamste Frage des Dramas stellt die Musik mit ihrem Melos, ihrem
Schwung und ihrer Verführung zum Einstimmen, ob es denn am Ende doch
menschliche Bestimmung ist zu morden, im Blut zu waten, schlecht zu
schlafen.
Ein großer Abend für das Orchester ...
......................................................................
MARCELLA (DVD Giordano Naxos)
Das Opernglas W.Kutzschbach
[..] Manlio Benzi leitet sicher das Orchestra Internazionale d’Italia und lenkt das Augenmerkt auf das Vorspiel vor dem dritten Teil und der darin von dem Celli getragenen Abschiedsstimmung sowie das in ganz leisen Tonen ausklingende Finale.
......................................................................
CAPULETI E MONTECCHI (Opera North)
Financial Times - 27 ottobre 2008
In the pit Manlio Benzi shows how exquisitely tailored the instrumental voices are to their human counterparts on stage, and draws playing of greater stylistic assurance than Carlo Rizzi achieves in Matilde. This Capuleti proclaims the many virtues of bel canto - and of Opera North.
Andrew Clark
The Times – 23 ottobre 2008
And Manlio Benzi, in his UK debut, vigorously steered the orchestra through the score’s patchy but genuine charms.
Geoff Brown
The Guardian – 23 ottobre 2008
It's conducted energetically and beautifully by Manilo Benzi, too.
Tim Ashley
The Sunday Times – 2 novembre 2008
The conductor, Manlio Benzi, brings plenty of temperament and italianità to the orchestral playing, emphasising Bellini’s wonderful wind writing and the male chorus sang their collective hearts out.
Hugh Canning
|